Affichage des articles dont le libellé est Les ARBUSTES du Douaire.. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Les ARBUSTES du Douaire.. Afficher tous les articles

jeudi 12 février 2026

Tout savoir sur le cotinus, Arbre aux perruques, Fustet, Cotinus coggygria, plantation, multiplication, maladies (verticilliose et traitement naturelle), fleurs, fruits : culture en Lorraine, Belgique, Canada : OK.

Le cotinus
Arbre aux perruques

   🌿

 Fustet, Cotinus coggygria



 « L’arbuste bien coiffé et coloré »

Tout savoir sur le cotinus, Arbre aux perruques, Fustet, Cotinus coggygria,
plantation, multiplication, maladies (verticilliose et traitement naturelle), fleurs, fruits 

Il est bien de son nom commun, bien que ses fleurs soient en groupe,
elles ne se présentent pas comme son cousin le sumac.
Mais comme son cousin son feuillage est d’un attrait presque annuel, en plus de ses fleurs roses ou pourpres, ses feuilles d’un rouge vif ou aux couleurs changeantes en fonction des saisons en font de cet arbuste une présence presque indispensable dans tout bon jardin d’ornement.
De plus est, il est rustique quant au sol et maladie.
Au Douaire, nous en avons installé dans la haie qui pourtour le chalet.
Voyez le, ci-dessous.



UN PEU D'HISTOIRE : c’est bien de connaître l’essence de son futur « enfant ».


Le Cotinus coggygria, appelé communément arbre à perruque, appartient, avec diverses autres espèces dont le Cotinus obovatus, au genre Cotinus proche du genre Rhus qui englobe tous les sumacs bien connus.
Toutes sont rassemblées dans la grande famille des Anacardiacées.
La principale espèce cultivée, Cotinus reggygria, se décline en une dizaine de cultivars plus quelques hybrides de Cotinus obovatus par exemple, espèce de grande taille originaire d’Amérique du Nord.
Ces inflorescences en plumeaux qui apparaissent de juin jusqu’en septembre prennent en août une coloration souvent rougeâtre ou fauve.
Cet aspect typique les fait ressembler à des perruques (ou à des nuages selon les variétés) cela dit l’arbre aux nuages n’en serait que plus magique.
Le nom d’arbre à perruques provient de cette allure spectaculaire des inflorescences.

Sa Fleur, entre autres.

Mais la floraison est, elle aussi, digne d'intérêt.
Les petite fleurs vert jaune, portées par de longs pédicelles, roses ou pourpres (Cotinus coggygria 'Red Spirit'®), s'ouvrent en été, formant de spectaculaires panicules plumeuses.
Ce sont ces dernières qui sont à l'origine du nom vernaculaire « l'arbre à perruques ».

Il possède, également, d'autres noms communs.
On le rencontre sous l'appellation fustet ou sumac fustet (les sumacs appartenant à la même famille).
La plupart des fleurs sont stériles ; les autres produiront, à l'automne, des petites baies plates, non comestibles.
Les fleurs du  Le cotinus, Arbre aux perruques, Fustet, Cotinus coggygria un des attraits,
avec une floraison de juin à octobre. Le Douaire. Lahayville.



Sa feuille :
Ce sont les feuilles ovales et arrondies à leur sommet de cet arbuste qui font son succès.
Longuement pétiolées, leurs couleurs changeantes sont un régal pour les yeux.
En effet, vert pâle et légèrement bleuté au printemps, le feuillage vire au rouge (Cotinus coggygria 'Royal purple'), au pourpre ou à l'orange (Cotinus coggygria 'Young Lady') à l'automne, avant de tomber (reste alors son bois pour décoration).

Et son fruit :

Les fruits, lorsqu’il y en a, sont de toutes petites baies brunes ou plus claires, ridées et luisantes.
Ses rameaux colorés et plumeux permettent de composer de jolis bouquets frais ou secs.


Son Exposition :
Lorsque l'arbre à perruques est bien enraciné, les épisodes de grands vents ou de sécheresse ne l'ébranlent pas.
 Il aime beaucoup le soleil, notamment les variétés au feuillage rouge, mais accepte, également, une exposition semi-ombragée.
Veuillez donc à ce qu’il s’enracine bien en l’aidant d’un tuteur.
En fonction des saisons et de son exposition, comme le sumac,
 les feuilles du cotinus, Arbre aux perruques, Fustet, Cotinus coggygria ont un veritable attrait.



Son sol (le vôtre…)
Il pousse sur des sols ordinaires, mais supporte, aisément, les terres calcaires et pauvres.

Sont, toutefois, à éviter les sols acides et lourds.
Choisissez surtout un sol ou un emplacement bien drainé car il craint l’excès d’humidité.


Il pousse vite ?
Il pousse relativement vite une fois installé de 30/50 cm par années.

Rustique… ??? 
Il est très rustique (-20°C).

Ses maladies… Ses ennemis :
L’arbre à perruque n’aime pas l’excès d’humidité.

Celle-ci peut entraîner le développement de verticilliose au printemps.
Le feuillage se flétrit, jaunit et se dessèche et les branches finissent par mourir.

Pulvérisez une décoction de prêle ou d’ail en prévention.
En été, par temps chaud et sec, un autre champignon microscopique, l’oïdium, peut se développer.
La bouillie bordelaise est très efficace en prévention.



ZOOOOM sur la verticilliose ou « fletrissure Verticilienne »




Kézako ça ?

La Verticilliose est une maladie cryptogamique causée par des champignons du genre Verticillium qui pénètrent dans les végétaux par leurs racines. 

Elle est également appelée "Flétrissure Verticilienne".

Un des  problèmes est que le champignon contamine le sol et que les spores peuvent rester plusieurs années dans la terre.

La période la plus à craindre est le printemps.

Il ne faut jamais oublier l'adage qui précise qu'il vaut toujours mieux prévenir que guérir.  Des bonnes conditions de culture et une bonne prévention évitent bien souvent des attaques virulentes.

Un autre principe à avoir en tête est qu'il faut toujours désinfecter le matériel de jardinage en cas de soins sur des plantes atteintes pour ne pas contaminer les autres

Comment reconnaître si mes plantes sont attaquées :

 Les feuilles ramollissent, perdent de leur couleur et présentent des taches, des nécroses brunes.

 Le champignon finit par boucher les vaisseaux qui sont conducteurs d'eau ce qui entraîne la flétrissure et l'enroulement des feuilles qui deviennent noires.

 La verticilliose peut entraîner le dépérissement total de la plante. 

Quels sont les traitements naturels contre la verticilliose ou« flétrissure Verticilienne » ?

 Ne pas replanter l'année suivante la même espèce au même endroit et au potager, procéder à la 
rotation des cultures.

 Effectuer des pulvérisations avec de la décoction de 
Prêle et surtout du purin d' Ortie pour renforcer les défenses immunitaires des plantes.

 Ici lien comment faire votre purin d'Ortie 

 
Le cotinus, Arbre aux perruques, Fustet, Cotinus coggygria connait peu de maladie
ici la verticilliose à traiter naturellement avec le purin d'ortie.


La plantation du cotinus : arbre à perruques

 


Où planter le cotinus ?



L’arbre à perruque apprécie les chaleurs d’été qui ne sont pas excessives et les climats secs. Exposez-le en plein soleil (surtout pour les variétés à feuillage pourpre). Il tolère cependant une mi-ombre légère.


Quand planter votre arbre aux perruques ?


Plantez les Cotinus, en motte ou en conteneur, de préférence à l’automne ou à défaut au printemps.


Comment je plante mon cotinus ?



·         Creusez un trou de diamètre 4 à 5 fois supérieur à celui de la motte que vous allez planter.

·         Emiettez la terre qui a été retirée. Vérifiez qu’il n’y ait plus de morceaux, type cailloux ou morceaux de bois.

·         Mélangez cette terre avec du terreau plantation et un amendement organique du type fumier et algues.


Vous pouvez également ajouter du sable si votre sol est peu drainant.


·         Mettez la motte dans un seau d’eau afin de réhydrater la terre et les racines de l’arbre.
·         Griffez les racines légèrement et sans les abîmer afin de les détacher les unes des autres si elles sont trop croisées.

·         Mettez un peu d’engrais organique en granulé au fond du trou.
·         Disposez votre arbre au milieu du trou en prenant soin d’étaler les racines au fond.

·         Comblez le trou avec le mélange que vous avez préparé (terre + tourbe + amendement)
·         Tassez légèrement le sol.

·         Arrosez abondamment (et pendant les 2 premières années) …


A noter …. Pour les arbres ou arbustes de plus d’1 m de haut, il faut mettre un tuteur.
Cela évite qu’il ne se plie et se casse sous l’effet du vent, cela maintient également les racines au sol le temps de l’enracinement.

 

La taille du cotinus


Q C
Quand Comment


Quand et Comment tailler le cotinus ?


L'arbre à perruques ne subit de taille que pour préserver son port compact et maitriser son développement.

Dans ce cas-là, il faut couper ras, à la fin de l'automne.

Vous pouvez toutefois, si vous le souhaitez, faire une taille de maintien du port à la sortie de l’hiver (mars-avril) avant le redémarrage de la végétation.




Conseils écologiques/ économiques


Ses multiplications : c’est gratuit… et à offrir :
Par bouturage, marcottage ou :
** Division
La séparation des rejets s’effectue en été. Choisissez un rejet encore jeune (un an ou deux) et récupérez un maximum de ses racines après la séparation du pied mère.



Un peu de magie :
Les bouquets de rameaux frais peuvent être desséchés pour une longue conservation en laissant tremper les tiges dans de la glycérine. 


Les Zallériges, le pollen ????

Rien à noter pour les allergies au pollen.
Attention : ces plantes sont toxiques par ingestion et leur sève est irritante pour la peau ou les muqueuses.

BREF : Jardin pour les N…
Origines géographiques: Europe du sud à Chine centrale.
Dimensions adultes: Hauteur jusqu'à 3 mètres, largeur jusqu'à 3 mètres.

Feuillage : Caduc. Pourpre.
Type de sol: Tous. Éviter ceux trop humides.
Climat: Rustique jusqu'à -20°C.
Exposition: Pleine lumière. 

Propriétés et emplois:
L'arbre à perruques tire son nom des inflorescences plumeuses dont il se pare en été.
Son feuillage pourpre se colore d'orange à l'automne. Cet arbrisseau est très prisé en isolé ou en mélange, il apporte une touche originale à tous les projets.
 Sa sève est irritante pour la peau et les muqueuses. Son bois est riche en tannin.
.





Une remarque, une question ???

 N’hésitez pas dans commentaires ci-dessous, un plaisir de vous répondre, Échangez et vivre.





**EXCLUSIF :  ** Le Douaire. **

                Suivez un arbre      Année par Année.

                                                                           Depuis sa plantation sur le Douaire.

                    
Suivez l’évolution d'un arbre :
 Le cotinus, Arbre aux perruques, Fustet, Cotinus coggygria


Ci-dessous vous allez suivre :

Le cotinus
Arbre aux perruques   Fustet, Cotinus coggygria

2017
ICI  cotinus, Arbre aux perruques, Fustet, Cotinus coggygria
plantés sur le Douaire en Mars 2016.



Photo Juillet 2017
  cotinus, Arbre aux perruques, Fustet, Cotinus coggygria
Photo de suivi de plantation et croissance sur le Douaire.


A bientôt pour d'autres photos...
🌳

 


mercredi 1 octobre 2025

Tout savoir sur le noisetier (corylus avellana),Corylus avellana; Angl : hazelnut, filbert; All: haselnuss; Ital: nocciolo; Esp : avellana; Hindi :akhrot) Conseil, taille, culture, plantation, maladies (ou Coudrier, Corylus avellana). Culture Lorraine oui.


                          Le noisetier.


                                           Un coeur de simplicité.



                     (Corylus avellana; Angl : hazelnut, filbert; All: haselnuss;
                                 Ital: nocciolo; Esp : avellana; Hindi : akhrot)


La simplicité d'un arbre aux fruits secs, d'une posture élégante, des feuilles et une floraison originale, ses fruits simple et tellement apprécié, surtout au coeur de l'hiver...

Au Douaire, nous avons fais le choix d'en installer un grand nombre, 
car le noisetier est un "garde manger" et un excellent élément des haies.

Il y a aussi tant à varier, tortueux, rouge... et aussi en plants truffier, 
bientôt sur le Douaire.
 




Noisetier à gros fruits  corylus avellana
mon arbre le Douaire Lahayville.


Étymologie : "coudrier" dérive du grec "corus", casque, en raison de l'involucre qui coiffe le fruit. 

Le nom "Noisetier" est apparu au XVIe siècle. 

Le nom latin, Corylus avellana, évoque la région montagneuse d'Aveline, 
en Italie, où abonde le noisetier.



Origine : Europe (il est bien de chez nous...).


Son Habitat : 


forêts et des maquis méditerranéens. La coudraie est le lieu planté de
 coudriers. 
Des noms de lieux en dérivent (Coudray). La noisetterie ou noiseraie est le vergers planté de noisetiers.



Il a un Port : 


le noisetier est un arbre "multigaule", c'est à dire composé de plusieurs
 troncs fins.
 On dit qu'il rejette de souche. Son allure ressemble à celle des arbres qui poussent en cépée.

Écorce : brun-jaune se détachant en fines lamelles.

Feuillage caduc. 


Feuilles alternes, aux pétioles courts,ovales larges, au sommet en pointe.
 Elles sont bordées d'une double rangée de dents grossières et parfois découpées en lobes. Elles sont vert sombre sur le dessus, et plus claires, légèrement duveteuses et à nervures saillantes sur le dessous.

Ses Fleurs : 


Le noisetier fleurit de janvier à mars. 
C'est le végétal forestier dont la floraison est la plus précoce ; parfois, elle survient dès décembre.
 Le noisetier fructifie vers 10 ans et plus tôt s'il rejette de souche. 

Les fleurs unisexuées sont réunies en inflorescences : les mâles apparaissent à la base des rameaux de l'année, par groupes de 2 à 4 chatons longs de 6-7 cm, pendants et jaunes ; les femelles ne se manifestent que par les stigmates rouges, dressés et sessiles. 


 Risque d'allergie au pollen : moyen 
 à fort.




La noisette, fruit du noisetier, corylus avellana Le Douaire.



Fruits :

 La noisette est un akène. 

Elle est mûre en septembre-octobre.
 Elle est sphérique, solitaire ou groupée par 2 à 4, enchâssée dans un involucres foliacé en forme de cloche, au bord irrégulièrement denté ou divisé en lanières.


Traditions : 


Chez les Celtes, les branches souples de coudrier étaient des "baguettes magiques" (retrouvez ci-dessous un lien  vers l'horoscope celte : noisetier :
 qui sait c'est peut être vous...)  

Les sourciers s'en servent toujours. 

La tradition veut que le sourcier coupe les jeunes branches (badines) à la saint-jean avec un couteau neuf.
Dans l'astrologie celtique, le noisetier est charmant, peu exigeant, très compréhensif, ..


Utilisation :



les feuilles, l'écorce des jeunes rameaux et les chatons contiennent des principes actifs

Le noisetier est cultivé pour ses fruits (noisettes), notamment en Italie, dans la région montagneuse d'Aveline (d'où le nom latin, Corylus avellana). 

Les noisettes à pellicule rouge sont employées en pâtisserie, celles à graine blanche conviennent mieux en confiserie.

On fait également de la vannerie en taillant des lames à partir des branches.
 Le Noisetier pourpre est un arbuste décoratif (comme le Prunus pissardi), en raison de la couleur pourpre de ses feuilles. 

Il est plus petit que le Prunus pissardii.
Particularité : les racines de noisetier vivent en symbiose avec des champignons (comme chez le hêtre et le mélèze). 

Maladie : les noisettes présentent un petit trou et sont vides. 
Le Balanin de la noisette est un insecte qui perce les jeunes noisettes pour y déposer des oeufs. Les larves issues de ces oeufs se nourrissent de l'amande puis perforent la coquille (d'où le petit) pour en sortir. 

Elles se laissent tomber au sol et s'y enterrent pour passer l'hiver.
 Ce n'est qu'au printemps que les larves se transforment en adulte.

Traiter chimiquement n'est pas réellement efficace car il faut passer le produit lorsque les insectes adultes sont dans le noisetier, ce qui n'est pas forcément très évident ! 

Pour s'en débarrasser, la meilleure solution reste de griffer ou de bêcher au pieds de l'arbre afin que les larves enfouies dans le sol se retrouvent à la surface et ainsi exposées au froid (ce qui leur est fatal) et aux prédateurs.  

Haie de noisetiers ,corylus avellana.
le Douaire Lahayville.


Conseils de Plantation :

Le noisetier livré en racines nues se plante d'octobre à avril,
 à environ 2m de distance les uns par rapport aux autres. 

Si vous ne pouvez pas planter votre arbuste dans les 8 jours suivant réception
 de votre colis, nous vous conseillons de le mettre en jauge dans votre jardin
 à emplacement ombragé. 

Pour la plantation, creusez un trou d'environ 50-60cm de profondeur et de large, 
de façon à bien ameublir la terre en profondeur. 

Retirez les cailloux et les racines de mauvaises herbes. 

Placez au fond du trou de plantation environ 80g de corne torréfiée 
(soit une grosse poignée) à mélanger à la terre, rebouchez de moitié le trou
 avec de la terre éventuellement additionnée de terreau plantation et de fumier
 composté type Fumélite (environ 1 pelletée).

Recoupez l'extrémité des racines de l'arbuste pour rafraîchir les coupes, 
faîtes tremper les racines dans un pralin (sorte de boue dans laquelle
 on enrobe les racines et qui assure une meilleure reprise), 
installez votre arbuste le colet au niveau du sol (qui correspond à peu près
 au démarrage des premières branches), comblez le trou de plantation
 avec la terre extraite éventuellement amendée de terreau plantation, 
tassez au pied de l'arbuste en formant une cuvette et arrosez abondamment 
(10-15 litres d'eau) afin d'assurer une bonne cohésion entre les racines et la terre. 

Terminez par une taille des rameaux à environ 20cm de longueur, 
de préférence au dessus d'un bourgeon placé vers l'extérieur de la ramure.


Taille et entretien :

L'année suivant la plantation, laisser pousser naturellement votre noisetier :
 il va se ramifier seul. 
La taille du noisetier est très simple, elle consiste à nettoyer périodiquement
 les arbustes pour les garder vigoureux et fructifères.

 Contentez-vous de supprimer les branches les plus âgées en les coupant 
au ras du sol, et coupez les rameaux qui encombre le centre du buisson pour
 garder un port aéré et harmonieux. 

Mastiquez éventuellement les plaies de taille les plus importantes avec
 un produit cicatrisant. 

Effectuez cette opération en février-mars. 

Afin de préserver la fertilité et l'acidité du sol et induire une bonne fructification,
 un apport de fumure organique (type Fumélite) peut être effectué
 chaque année en automne.

Enfin sachez utiliser les branches de cette taille, le bois du noisetier et souple et résiste plusieurs années, penser au en faire des tuteurs, des haies 
(type jardin de curée...) 

Maladies et "nuisibles" du noisetier : 

Comment se protéger des maladies du noisetier :
corylus avellana : ici la galle du noisetier.

Les maladies reconnaissables du noisetier

Les noisetiers sont sujets à plusieurs maladies. En plus d’affecter la récolte des noisettes 
et leur bonne qualité, elles peuvent détruire l’arbre. Avec le temps et l’expérience, 
j’ai appris à reconnaître certaines d’entre elles et m’en débarrasser. Pour les reconnaître, 
il suffit de savoir à quelle partie de l’arbre elles s’attaquent.
  • La bactériose (maladie) provoque des dégâts sur les rameaux
  • La gléosporiose (maladie) entraîne le dessèchement des bourgeons
  • Le phytopte (acarien) du noisetier détruit les bourgeons.

J’élimine les nuisibles !

Le ravageur le plus répandu est un insecte appelé le balanin des noisettes
C’est lui le responsable des trous dans les coquilles ! Je l’élimine de plusieurs façons :
  • Je détruis les fruits atteints ou je ramasse immédiatement ceux qui sont tombés sur le sol,
  • Je griffe la terre au pied du noisetier plusieurs fois pendant la période froide, 
  • le gel détruira les insectes
  • Je pose de la glue sur le tronc du noisetier pour les empêcher de grimper sur le tronc.
D’autres insectes, plus rarement, peuvent endommager la bonne santé du noisetier :
  • La punaise des noisettes et la punaise verte des bois attaquent les noisettes
  • Le grand puceron du noisetier colonise les pousses et les bourgeons



Une question : Mon noisetier ne donne pas de fruit ? 

Si votre noisetier ne donne pas de fruit, n’en faites pas une maladie ! 
Le noisetier nécessite la présence d’autres congénères pour être bien fécondé.
 Un noisetier isolé ne donnera que très peu ou pas de fruit.




Les + + + du Douaire :


Le noisetier un arbre d'Europe aux nombreuses légendes :
Mon arbre : le Douaire.

Historique et légende :


Le coudrier sauvage est spontané en France depuis la fin des glaciations au tertiaire. 
De nombreux fossiles de feuilles ont été retrouvées et les hommes de la préhistoire
 en mangeaient les fruits dont on a  retrouvé des traces dans des sépultures néolithiques.

Les noisettes étaient appelées " noix pontiques " par les Grecs et de fait la Turquie 
est aujourd'hui encore le premier producteur de noisettes. 

Les noisetiers de Lombardie ont été importés de Grèce et introduits par les Romains
 en Italie et dans l'ensemble de l'empire.

Il y a avait beaucoup de vergers en Campanie autour de la ville italienne d'Abella, 
d'où vient le nom d'aveline qui désigne une variété de grosse noisette à longue cupule.



Au fil des siècles, on lui a prêté de nombreuses vertus médicinales. 
Le médecin grec Dioscoride estime au 1er siècle qu'elle est nuisible à l'estomac, 
mais est bonne contre la toux. 
Sainte Hildegarde de Bingen la conseille contre l'impuissance au 11e siècle. 


Corylus maxima purpurea, ou noisetier pourpre donne
moins de noisette mais elles ont rouges et son feuillage l'en excuse.


Le médecin italien Petrus Andréas Matthiolus au 16e siècle, auteur de célèbres Commentaires sur Dioscoride, la recommande pilée et mélangée
 à de la graisse d'ours pour faire repousser les cheveux. 

 Lusitanus la prescrit contre la maladie de la pierre et Craton contre les coliques
 néphrétiques.
D'après les croyances populaires, on a prêté à la noisette et au noisetier de nombreuses propriétés et des vertus qui tiennent souvent plus de la magie sympathique
que de la médecine contre l'impuissance, la calvitie, l'épilepsie, la folie,
la phtisie, les luxations, les fractures, les maux de dents, les dartres, les verrues,
l'eczéma, les hémorragies...

Ainsi selon une croyance du 17e siècle, une baguette permettait de réparer 
une fracture: " Alors que le soleil entre dans le signe du Bélier, 
on prenait une baguette de noisetier grosse comme le petit doigt, 
d'un seul coup on la coupait entre deux nœuds et l'on scellait les deux extrémités
 de cire pour qu'elle ne perdit ni ses forces, ni ses esprits. 

Il suffisait de toucher avec ce bâton fractures, luxations et contusions
 pour les voir guérir comme par enchantement ", rapporte André-Louis Mercier. 
Vers la même époque on conseillait de mordre dans un noisetier pour que 
disparaissent les maux de dents.

 Porter autour du cou une noisette évidée et remplie de mercure était censée
 mettre à l'abri de la folie, des crises de convulsions et de l'épilepsie.

Paul Sébillot rapporte comment en Ardèche on fabriquait
 la " baguette du prieur de Ribes " pour arrêter les hémorragies :
 "on fait fondre au moment de l'équinoxe de la cire d'Espagne, 
dans un verre d'eau mêlée de cendre, et on se rend à l'ombre d'un noisetier;
 pendant tout le temps que l'eau sera, on ne sait par quel moyen, 
en ébullition, on se hâte de couper des baguettes et d'en plonger
 les deux extrémités dans la cire fondue; on applique l'extrémité de la baguette sur la partie atteinte d'hémorragie. "

Des variétés européennes ont été introduites sur le continent américain à la fin du 16e siècle. 


                                                          En un clin d'oeil...

Les secrets des noisetiers :

Plus digeste que les autres oléagineux (noix, cajou, arachide…), la noisette est aussi la plus riche en oméga 3. Une poignée de noisettes par jour apporte du manganèse (pour le métabolisme), du cuivre (contre les rhumatismes), de la vitamine E (pour stimuler le système immunitaire) et du magnésium (contre le stress et la fatigue).

En infusion, les bienfaits des feuilles de noisetier sont multiples. Elles renferment des composants actifs aux propriétés anti-inflammatoires et bénéfiques sur la circulation sanguine.

Comment cultiver les Noisetiers :

L’autofécondation est difficile : il faut planter deux variétés différentes pour obtenir une pollinisation croisée nécessaire à une bonne fructification. 

 Nous avons choisis des variétés productives à gros fruits goûteux.







Scrat de l'Age de Glace, désolé, je n'ai pas pu résister...
Mon Arbre : Le Douaire.



Le Douaire compte   73  noisetiers  dont 67 noisetiers commun (Corylus avellana) dans sa partie HAIE et  1  noisetier à gros fruit dans sa partie VERGER, et 5 noisetiers pourpre (Corylus maxima purpurea)



** ICI ** Comment conserver vos noix et noisette... pour leurs valeurs...



Une question, une remarque, n’hésitez pas ci-dessous, un plaisir de vous répondre.
Échanger et vivre.


Le Douaire...

Tout savoir sur l'’arbre de poivre, Gattilier, Vitex agnus-castus, histoire et origine, plantation, maladie, ses graines : Culture Lorraine, Belgique OK.

L’arbre de poivre Gattilier  Vitex agnus-castus  « C’est aussi l’arbre à sorcière… »   Arbre de poivre, Gattilier, Vitex agn...